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Certains seniors conduisent alors qu’ils éprouvent de plus en plus de difficultés sur la route ... Mais la voiture signifie aussi autonomie et mobilité pour eux. Comment l’entourage peut-il déceler ces difficultés, réagir avec tact et efficacité ?

 

 

Une conduite efficace et sûre exige d’excellentes capacités psychiques, auditives et motrices : tant la vision que l’ouïe ou les réflexes sont constamment mis à l’épreuve au volant. Il est en effet primordial de pouvoir anticiper les évènements, réagir correctement et chacune de ces facultés y contribue.


Avec l’âge, les aptitudes physiques diminuent sensiblement. L’entourage doit rester vigilant et veiller à ce que leurs proches, plus âgés, ne représentent pas un danger sur la route, tant pour eux-mêmes que pour les autres usagers. Que recommander aux conducteurs plus âgés afin de minimiser les risques d'accident ?

 


S’ils sont particulièrement attentifs, les proches seront alertés par :


• La présence d’égratignures suspectes sur la carrosserie ;

• Les hésitations notamment en cas de dépassement, dans les virages à gauche, lorsqu’il est nécessaire de céder le passage, etc. ;

• Le fait de rouler lentement, de ne pas se maintenir au milieu de la voie ;

• La crainte de prendre le volant la nuit et en ville par trafic dense, notamment ;

• Les réactions d’autres personnes qui hésitent désormais à monter en voiture avec la personne âgée en question.



Comment intervenir ?


L’entourage a certes la responsabilité de veiller à ce que la personne âgée ne devienne pas un danger dans la circulation. Mais il n’est pas évident d’aborder le sujet avec l’intéressé et la confrontation directe n’est pas la meilleure solution. Poser des questions d’ordre général, telles que «Comment se passe la conduite ?», ou encore proposer d’effectuer un bilan de santé, sera bien plus diplomatique et opérant.


Il sera ensuite opportun de réfléchir à une alternative :

• Soit le bilan est positif et le senior peut garder le volant sans risques, moyennant sans doute quelques précautions (remise à niveau, etc.) ;

• Soit l’intéressé n’est plus apte à conduire, ce qui nécessitera, pour l’entourage, de prendre les mesures adéquates. Celles-ci auront un caractère quelque peu contraignant (persuasion ou interdiction) mais les proches devraient également pouvoir rassurer la personne âgée en lui préservant son autonomie afin qu’elle ne se sente pas isolée.

 


Conseils aux conducteurs seniors


Des précautions d’usage à recommander aux seniors, tout en étant attentif à leurs aptitudes à la conduite :


• Prendre régulièrement le volant afin d’entretenir l’habitude à la conduite et au trafic ;


• Adapter ses déplacements (choix des heures et trajets) afin d’éviter autant que possible la circulation trop dense ou stressante ;


• Surveiller l’évolution de son acuité visuelle et de ses facultés auditives. Demander périodiquement l’avis de son médecin est évidemment recommandé ;


• S’assurer une vigilance de tous les instants : la fatigue, le stress et même la monotonie d’un trajet souvent parcouru s’avèrent périlleux sur la route ;


• Veiller à ne pas conduire après la prise de médicaments qui peuvent avoir des incidences sur les aptitudes (somnolence, etc.) ;


• Choisir un véhicule qui dispose des équipements adaptés : boîte automatique, siège réglable, rétroviseurs adaptés, etc. ;


• Revoir les règles élémentaires de circulation, se tenir au courant des modifications et … pourquoi pas ? Se tester et se remettre à niveau avec un moniteur d’auto-école !



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Christian ARNOULD
Commissaire divisionnaire er

 

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