A A A

Petite délinquance

Quelle que soit sa valeur artistique, le tag ou le graffiti réalisé sans l’accord du propriétaire des lieux est considéré comme un acte de vandalisme et tombe dès lors sous la loi qui régit la dégradation volontaire d’un bien. Les études et le partage des bonnes pratiques ont démontré qu’il existe des combinaisons d’actions efficaces dans la lutte contre les tags et graffitis. C’est d’ailleurs dans ce sens que s’engagent les programmes locaux détaillés lors d’un précédent article.

Chaque établissement fréquenté par un large public contient son lot d’objets de valeur qu’il s’avère essentiel de préserver (ordinateurs, téléviseurs, projecteurs LCD, matériel sportif,…). L’accessibilité des établissements publics et le va-et-vient qui caractérisent ces lieux offrent cependant beaucoup d’opportunités de vol ou de dégradation de ce matériel. Voyons les précautions à prendre pour dissuader des auteurs potentiels de passer à l’acte.

Comment éviter les intrusions malveillantes dans son établissement ? Question essentielle pour tout responsable de la sécurité d’une école qui voit chaque jour entrer et sortir des centaines d’élèves, fournisseurs, etc. En effet, les établissements scolaires et extrascolaires (complexes sportifs …) sont souvent caractérisés par un nombre important de locaux, éventuellement répartis en plusieurs bâtiments. Par conséquent, le contrôle des allées et venues peut s’avérer très délicat. Voyons aujourd’hui comment améliorer la sécurité de ces établissements par un contrôle efficace de leurs voies d’accès.

Les espaces publics tels que les parcs, aires de jeux ou terrains multisports sont dans certains cas propices au développement de comportements infractionnels (graffiti, mise à feu de poubelles, tapage nocturne,…). Ces derniers, s’ils ne sont pas canalisés, peuvent en outre dégénérer en une criminalité bien plus importante par un effet d’emballement (trafic de drogues, agressions,…).

En décrivant la réalité des jeunes des cités, nous avons montré précédemment (voir référence) que le ghetto ne désigne pas un quartier ou une cité mais un ensemble de conduites sociales, évidemment localisées, où la complémentarité de la famille et de la rue, le partage d’une même morale et la personnalisation des jugements sont spécifiques. Ces observations émanent de l’enquête menée durant 5 années par le sociologue Didier Lapeyronnie et publiée en 2009, Ghetto urbain. Ségrégation, violence, pauvreté en France.