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Les jeux psychologiques et de pouvoir génèrent des relations déséquilibrées du type « perdant / perdant » qui sont lourds de conséquences sur le plan du stress, de la mécommunication, de la perte de confiance et de la baisse de performance. En sortir passe par certaines prises de conscience…. Comment s’y prendre pour devenir vigilant et éviter d’y entrer ? Comment sortir des conflits et retrouver pleinement son pouvoir personnel d’adulte responsable ?




Comment éviter d’entrer dans le triangle dramatique ?

 

Triangle dramatiqueUne des clés est la prise de conscience.

Savoir reconnaître les signaux et repérer ses propres jeux


Pour cela, prenez le temps d’observer et d’écouter le déroulement et le contenu des échanges avec votre entourage. Petit à petit, vous deviendrez conscient des messages typiques de chacun des rôles du triangle, de vos propres jeux et de ceux des autres. Il vous sera alors de plus en plus facile de refuser de jouer. Vous serez également à même de prévoir vos réactions et celles de votre entourage.

« Est-ce que je me sens supérieur ou inférieur à mon/mes interlocuteur(s) ? »

Si la réponse est « Je suis (+) et vous êtes (-) », vous endossez probablement le rôle de Persécuteur ou de Sauveur. Si la réponse est (- / +), vous agissez comme Victime.



• Connaître vos points faibles et ceux des autres


Toucher aux points faibles provoque presqu’automatiquement une réaction hostile parce qu’ils correspondent à tout ce qui est important pour vous / l’autre (croyances, valeurs, image de soi, besoins, dépendances, addictions, …). Le but est de réduire le nombre d’accrochages maladroits que ce soit dans un sens ou un autre.



• Renforcer la satisfaction positive de vos besoins psychologiques


Rechercher de nouveaux moyens de satisfaire vos besoins pour réduire au mieux votre quête inconsciente de stimulations négatives : p.e. apprendre à (vous) donner, à recevoir, à demander ou encore aborder vos échanges dans la posture gagnant/gagnant….



Comment sortir du triangle dramatique ?


La base est de prendre la responsabilité d’adopter une attitude neutre et adulte, de rester dans vos propres « affaires » plutôt que de vous occuper de celles des autres, comme la dynamique du triangle dramatique vous y invite.… Pour cela, et ce n’est pas forcément facile, c’est d’intégrer pleinement que votre expérience de vie dépend uniquement de vos choix et qu’il vous est possible d’en faire des différends.

L’ignorer, c’est faire abandon de votre pouvoir personnel à l’autre et risquer d’être sous son emprise.



Quelles pistes plus pratico-pratiques ...


 Stopper le jeu dès que vous réalisez avoir donné une réponse automatique…


« Excuse-moi, je me suis mal exprimé. Je reprends… »


 Parler des faits de manière factuelle, comme si vous étiez une caméra. Cela vous aidera à ne pas généraliser, interpréter, comparer ou encore psychologiser. Si l’autre tombe dans ces pièges, essayez de recadrer ses propos sur les faits pour éviter toute escalade :


« Quel lien fais-tu avec la situation présente ? » « Toujours ? » « Jamais ? »


 Communiquer clairement pour éviter les sous-entendus. Ceux-ci génèrent malentendus, explications, rectifications, justifications, culpabilisations, … et donc conflits. Soyez également clair par rapport à ce que vous souhaitez ou refusez.


« On m’a dit que le client était mécontent... » « Qui est « on » ? Mécontent de quoi ? »



 Reconnaître votre part de responsabilité dans ce qui est, plutôt que de mettre en cause le comportement de l’autre pour justifier votre attitude. Cela induira un changement dans vos comportements, de la situation, ce qui facilitera la métacommunication.


« Comment m’y suis-je pris ? En quoi suis-je responsable de ce problème ? ».


Parler de soi, utiliser des ‘messages-je’ pour exprimer ce que vous ressentez sans vous en prendre à l’autre sous forme de critiques, jugements, reproches…


« Je m’excuse d’avoir été dur avec toi » plutôt que « j’ai été dur avec toi mais si tu arrêtais de… »


 Penser en termes de pouvoir personnel


« Que puis-je faire concrètement qui est sous mon contrôle pour contribuer à … ? »


 Faire preuve d’(auto)-empathie pour construire une relation « gagnant / gagnant » (+/+). Cela sous-entend développer la capacité :


o à vous tourner vers vous-même pour clarifier et prendre soin de vos besoins,
o d’aller de vous vers l’autre notamment au moyen par exemple, du DESC
o de vous tourner réellement vers l’autre en reformulant ce qui se passe pour lui et en écoutant avec empathie comment il se sent.


 Faire des suggestions plutôt que donner des solutions toutes faites tout en acceptant vraiment le choix de l’autre d’y être réceptif ou non, sans autre commentaire.


« Que dirais-tu de… ? » plutôt que « Tu devrais…

 


Votre vie vous appartient et à vous seul ! Alors autant essayer d’apprendre à la vivre dans une légèreté et fluidité relationnelle optimale en apprenant à neutraliser la charge dramatique de certains échanges pour votre bien et celui de votre entourage.


Ces quelques pistes anti-jeux sont de nature à vous y aider. Une fois intégrées, elles seront également du plus grand intérêt pour la préparation de vos enfants à leur futur communicationnel.

 

 

Thierry Deroua

Commissaire divisionnaire de police er
Trainer en attitude coachante

 

 

 

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Gestion des conflits : gérer en amont nos blocages relationnels

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