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Vous êtes parent et vous suspectez une consommation de drogues chez votre adolescent. Comment réagir ? En discuter avec lui ou pas ? S’informer et demander conseil ? Quelle relation entre parents, jeune et intervenant lorsque l’enfant est pris en charge ? Eléments de réponse pour une démarche efficace ... 

 


Nous abordons la problématique à travers deux articles, le premier consacré aux premières réactions des proches, le second au suivi du jeune par un professionnel ainsi que les relations entre l'intervenant, le jeune et les parents. 



Je soupçonne des consommations …

 

Généralement, un adolescent ne va pas avouer d’emblée qu’il consomme des substances illicites. C’est plutôt au niveau de son comportement que quelque chose vous met la puce à l’oreille. Par exemple, vous trouvez qu’il change ses habitudes et fréquente d'autres jeunes, il vous demande de plus en plus d’argent de poche sans vraiment vous expliquer pour quelle raison, il a du mal à se lever le matin voire décroche des cours, il vous paraît à côté de la plaque ou plus irritable qu’auparavant, vous trouvez des pilules colorées dans le fond de son jeans en faisant le linge ….

Lorsque vous avez ces doutes, que pouvez-vous faire ? Comment aborder cela avec votre jeune ?

 

 

 Privilégiez la relation

 

D’une part, il est important que vous mainteniez une bonne relation avec votre adolescent. S’il consomme des produits illicites, c’est qu’il y trouve une « raison » (que ce soit pour faire comme les autres, expérimenter, fuir un mal-être, etc.). Il ne faut donc pas vous braquer sur le produit. Aborder le problème avec lui sans dramatiser est possible, relisez en particulier nos conseils précédents.

 

Toutefois, votre inquiétude pour lui, et sa santé mentale et physique, sont légitimes et il peut être utile de faire appel à une équipe pluridisciplinaire spécialisée dans la prévention et le traitement des dépendances.

 

 

 Informez-vous

 

Afin de vous rassurer, n’hésitez pas à contacter un centre spécialisé dans les assuétudes. En effet, ces professionnels ont l’habitude d’informer les parents ou l’entourage de jeunes consommateurs de produits pour leur donner des informations objectives sur les produits. De cette façon, vous pourrez mieux faire la part des choses entre vos inquiétudes et la réalité.

 
Dans l'article à suivre Le suivi d'un jeune qui se drogue, vous trouverez les adresses des principaux réseaux spécialisés dans les différentes régions de Wallonie, groupes d'entraide pour parents, Infor Drogues, etc.

 

 Informez-le

 

Par contre, si vous prenez contact avec un service spécialisé pour y emmener votre enfant, ne le faites pas dans son dos. En effet, il est fréquent que des parents inquiets appellent pour prendre un rendez-vous pour leur enfant, sans le prévenir cependant. Parfois, certains parents amènent le jeune au rendez-vous sans lui avoir dit où ils se rendaient….

 

Ces situations, bien qu’elles soient pleines de bonnes intentions, vont probablement braquer le jeune qui se méfiera après s’être "fait avoir" une première fois. Il risque donc fort de ne jamais remettre les pieds dans ce centre. Ce qu’il faut essentiellement, c’est créer une relation de confiance entre vous et votre adolescent et entre votre ado et le professionnel qui va le recevoir !

 

  

Article suivant : Le suivi d’un jeune qui se drogue ...

   

Voir aussi : Centre Alfa, Service de Santé Mentale spécialisé dans le traitement, la prévention et la réduction des risques en matière d'assuétudes.

 

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Audrey Schmets, Master en Sciences Psychologiques, orientation clinique, Centre ALFA

 

Christian Figiel, Psychiatre, Addictologue, Directeur médical du Centre ALFA

  

  

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