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Autre type de criminalité

Comme nous l’avons signalé dans une nouvelle consacrée à l’inceste (voir référence), les enfants n’osent pas dénoncer leurs abuseurs en raison des menaces et de la pression familiale qu’ils rencontrent. On peut toutefois se demander pourquoi ce n’est qu’après 15 ou 20 ans, en moyenne, que les victimes d’inceste trouveront la force de dénoncer ce qu’elles ont subi et oseront affronter le regard du parent dont elles attendent des regrets et excuses.

S’exprimant à l’occasion de l’Anti-trafficking day d’octobre 2010, la Commissaire européenne responsable des Affaires Intérieures a regretté que seules, quelques milliers de personnes soient actuellement prises en charge, sur les centaines de milliers de victimes de trafics d’êtres humains recensées chaque année sur le territoire de l’Union européenne. En effet, bien que la majorité de ces filières clandestines vise à alimenter l’industrie du sexe, l’on constate que d’autres secteurs, tels que le bâtiment, la restauration et l’agriculture, puisent aussi et de plus en plus dans ce vivier de main d’œuvre «bon marché».

Il est difficile d’imaginer comment un père ou une mère peut s’en prendre sexuellement à son enfant et comment un adulte (beau-père, cousin,…) s’arroge ce droit en s’attaquant à un être «faible». Cet interdit (presque) «universel» est transgressé dans toutes les couches sociales mais la plupart des familles concernées tentent, plus ou moins bien selon les milieux, de garder le silence en faisant peser une menace physique ou psychologique sur les victimes.