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Autre type de criminalité

S’exprimant à l’occasion de l’Anti-trafficking day d’octobre 2010, la Commissaire européenne responsable des Affaires Intérieures a regretté que seules, quelques milliers de personnes soient actuellement prises en charge, sur les centaines de milliers de victimes de trafics d’êtres humains recensées chaque année sur le territoire de l’Union européenne. En effet, bien que la majorité de ces filières clandestines vise à alimenter l’industrie du sexe, l’on constate que d’autres secteurs, tels que le bâtiment, la restauration et l’agriculture, puisent aussi et de plus en plus dans ce vivier de main d’œuvre «bon marché».

Il est difficile d’imaginer comment un père ou une mère peut s’en prendre sexuellement à son enfant et comment un adulte (beau-père, cousin,…) s’arroge ce droit en s’attaquant à un être «faible». Cet interdit (presque) «universel» est transgressé dans toutes les couches sociales mais la plupart des familles concernées tentent, plus ou moins bien selon les milieux, de garder le silence en faisant peser une menace physique ou psychologique sur les victimes.

C’est ce qui ressort du rapport annuel 2009, rendu public le 23 avril 2010, de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) et Europol. Le nombre de nouvelles drogues officiellement déclarées à ces organismes, via le système d’alerte précoce (Early Warning System) de l’Union européenne sur les nouvelles substances psycho-actives, a en effet enregistré un chiffre record par rapport à 2008.