Plans locaux de prévention & Acteurs / sécurité | 12 Juin 2017

Intensifier les partenariats locaux de prévention ?

© Secunews.be

Régulièrement, la presse locale annonce la création d’un PLP ou Partenariat Local de Prévention ... De quoi s’agit-il exactement ? Quel est le rôle exact de chacun et comment fonctionne concrètement cette collaboration originale entre citoyens, police et autorités locales ?

Fortement encouragés par la DG Sécurité et Prévention du SPF Intérieur, les Partenariats Locaux de Prévention (PLP) se sont surtout développés en Flandre au départ, mais ils se répandent également de plus en plus en Wallonie et font des progrès à Bruxelles. Au total, notre pays compte actuellement 995 PLP (mai 2017).

Faisons le point de manière succincte au travers de trois articles spécifiques.



A l’origine, les RIQ ...


Depuis 2001, des réseaux d’information de quartier se sont développés en Belgique, à la suite d’opportunités locales et d’initiatives menées conjointement par des citoyens, des zones de police et des communes. Leur objectif ? Sensibiliser à la prévention en général et optimiser la collaboration entre citoyens et policiers par le biais d’un échange suivi d’informations, dans le but d’accroître le sentiment de sécurité au sein d’un quartier où il fait bon de vivre ensemble.


En décembre 2010, une circulaire ministérielle a profondément modifié le fonctionnement de ces réseaux (à l’époque, appelés RIQ), qu’elle a d’ailleurs rebaptisés PLP ou partenariats locaux de prévention. Cette refonte maintient bien entendu la philosophie de départ à savoir encourager un partenariat constructif entre les citoyens et la police locale au sein d’un quartier déterminé. Mais ces dispositifs de prévention sont davantage dynamisés en utilisant, notamment, les nouvelles technologies et font désormais l’objet d’une évaluation plus systématique.



S’impliquer mais sans interférer dans les missions de la police



Le PLP vise donc une collaboration plus étroite entre la police locale et la population. Cette démarche est soutenue par le SPF Intérieur et s’inscrit dans le cadre d’une politique de sécurité intégrée où citoyens, commerçants, organisations professionnelles et locales, jouent un rôle effectif. Lorsque des personnes sont sensibilisées à la prévention et bien organisées en termes d’informations, elles peuvent agir plus efficacement et développer un sentiment de solidarité dans la sécurité.

Ces réseaux de prévention ne se substituent pas à la police locale ni ne constituent une quelconque forme de «garde civile» qui mènerait des patrouilles ou agirait au nom de la police. La loi sur les milices privées et la loi sur la vie privée doivent être respectées par tout citoyen, c’est un principe de base d’un PLP.



Les acteurs et le fonctionnement des PLP



Nous expliquerons, dans un second article, le rôle des acteurs qui composent ce PLP, à savoir les citoyens d’un quartier déterminé, le coordinateur qui les représente et le fonctionnaire de police mandaté par la zone de police et les autorités administratives locales. Dans un partenariat local de prévention pour indépendants (PLP-I), les acteurs du projet sont des personnes travaillant dans un commerce, entreprise, etc., membres du PLP, la police et les autorités locales. Les citoyens d’un quartier commercial peuvent également y être impliqués.


Enfin, pour garantir la bonne compréhension de la philosophie et du fonctionnement d’un PLP, une convention (charte) formalise les objectifs poursuivis, les rôles et interactions entre les différents acteurs ainsi que le suivi des progrès du partenariat en question. Les acteurs impliqués dans le PLP signent cette charte dès le départ.

Ce volet «fonctionnement, évaluation et suivi» fera l’objet d’un troisième article.




Pierre Persoon et Christian Arnould



Lire aussi: http://www.policelocale.be

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